
Près de 3 598 ventes de logements neufs ont été recensées en 2009 dans le département, soit 1 053 de plus que l’an passé et +10 % par rapport à 2007. L’année 2009 aura été une année dynamique dans le secteur du neuf notamment grâce à la loi Scellier, qui représente 60 % des ventes dans les Alpes-Maritimes. Le marché a été soutenu par les investisseurs qui ont acquis un logement afin de le louer car la loi Scellier concerne seulement les biens d’usage. Il s’agit donc d’un marché d’investissement et non plus d’un marché de résidence. Les taux d’intérêt historiquement bas, la baisse des prix due à la conjoncture actuelle (-6 % par rapport à 2008), ainsi que les prêts à taux zéro ont aussi permis à l’immobilier neuf de faire face à la crise.
Pourtant, la structure du marché reste fragile car le niveau de stock est passé de 2 951 à 2 044 biens et l’offre reste toujours inférieure à la demande. Le délai d’écoulement des produits est aujourd’hui de sept mois alors que les promoteurs ont besoin de 12 mois pour créer un logement. Même si tout est mis en œuvre pour que le marché reprenne et que la confiance des ménages commence doucement à revenir, les professionnels restent inquiets par rapport à l’avenir. Le plan de relance se terminera à la fin de l’année et cette reprise conjoncturelle risque de ne pas durer.
L’immobilier de revente reste à un niveau bas
Le secteur de l’ancien, considéré comme un immobilier de revente dès la seconde main, n’a pas bénéficié des nombreuses mesures mises en place par l’État et les chiffres s’en ressentent. Le nombre de transactions s’élève à 9 750 et reste constant par rapport à 2008 et baisse de 29 % par rapport à 2003. Là aussi, l’offre est moins forte que la demande mais l’activité est restée globalement faible. Grâce aux efforts des élus, l’agglomération de Nice Côte d’Azur échappe à ce bilan avec une augmentation des reventes de 8 % en un an.
Aujourd’hui, avec 100 000 €, on achète un bien de 26 m2 dans les Alpes-Maritimes. En 2002, on pouvait acquérir un logement de 43 m2. La confiance des étrangers a été perdue puisque, par exemple, la clientèle anglo-saxonne vend d’avantage ses résidences secondaires qu’elle n’en achète. Les prix à la baisse de 4 % et les taux d’intérêt avantageux devraient permettre à l’immobilier de revente de redémarrer.
Marie Protet





Entreprises d’Azur

