
A honneur, Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, et maire de Nice, a d’abord rendu un hommage appuyé à l’excellence de la « plus grande technopole d’Europe » de Sophia Antipolis avec ses 1 400 entreprises pour 30 000 emplois. Dans son discours au SKEMA, la business school de la CCI de Nice à Sophia Antipolis, Christian Estrosi s’est fait l’ardent défenseur du secteur industriel dans les Alpes-Maritimes. Après avoir rappelé l’arrivée de Gemplus, leader dans le domaine des cartes à puce, il a affirmé « qu’il a fallu se battre pour accueillir d’autres entreprises dans le reste des Alpes-Maritimes comme le siège de Thales à Cannes qui investi 30 millions d’euros en ce moment ».
De même, il a réaffirmé « le choix stratégique d’implanter le campus STIC à Sophia Antipolis avec l’institut de développement durable pour préparer les emplois qualifiés de demain ». Une technopole qui aide la France à « retrouver sa place dans un paysage industriel bouleversé », a souligné le ministre. Concernant la problématique du département, il a affirmé que « les grandes industries sont insuffisamment nombreuses […] les capacités à faire grandir les TPE et les PME sont des clés indispensables pour accéder au top 5 des régions de France » en termes d’innovations industrielles.
Pour illustrer un certain mépris vis-à-vis de l’industrie il a regretté qu’on « en est arrivé à avoir honte de revendiquer que les mots ouvrier, industriel, ingénieur, soient des mots nobles ». Par ailleurs, il a assuré que l’essor de l’industrie et des services sont liés.
39 M€ d’allégement fiscal dans les Alpes-Maritimes
Toujours dans les Alpes-Maritimes, il a souligné les 39 M€ d’allégement fiscal réalisé pour les entreprises dans ce secteur qui se développent et créent des emplois.
Au niveau national, Christian Estrosi a souligné qu’un milliard d’euros a été débloqué pour les états généraux de l’industrie dans toute la France ainsi que pour la rédaction de leur livre blanc. Une somme qui provient des 17 milliards d’euros alloués à l’industrie dans le cadre du grand emprunt national pour relancer le pays dans de nombreux secteur.
Il a également regretté que la part de la valeur ajoutée industrielle française ait baissé de 14 % dans la zone euro, alors que celle de l’Allemagne est restée stable. Pour soutenir ce secteur, il a envisagé d’augmenter la part d’investissement des assureurs dans l’industrie, notamment vers les TPE et les PME, ainsi que la création d’une banque de l’industrie avec une structure de financement à long terme.
Yann Masson





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