Oscar du meilleur film, meilleure réalisatrice, meilleur scénario original, meilleur montage, meilleur son, meilleur montage son, Kathryn Bigelow, avec ses « Démineurs », film minimaliste sorti en France sans grand succès public mais adulé par la critique, est le grand vainqueur de cette 82e cérémonie hollywoodienne.
6 récompenses pour les « Démineurs »
Le scénario revient sur le quotidien de trois soldats qui risquent leur vie en Irak. Au fil des jours, « Démineurs » étaient devenus favoris, récompensant une belle femme de 58 ans qui a réalisé précédemment « Point break », « Extrême limit » ou encore « Strange days », film d’anticipation écrit par James Cameron (Avatar) qui a été son époux de 1989 à 1991. Un pied de nez comme Hollywood les aime. Dernièrement, elle avait réalisé un film à gros budget, « K19 », « Le piège des profondeurs », avec Harrison Ford et Liam Neeson.
« Démineurs » qui a été tourné en Jordanie et au Koweit, n’a pas été un film facile à monter, puisqu’elle a dû attendre 5 ans pour débuter le tournage… En 2007 pour une sortie du film en 2009.
Côté comédiens, les vainqueurs des Golden Globes sont les mêmes que ceux des Oscars, une fois n’est pas coutume.
Precious et Là-haut
Ainsi, Jeff Bridges est sacré pour sa performance dans « Crazy heart » qui est récompensé aussi au titre de la meilleure chanson avec « The Weary Kind ». Sandra Bullock est également sacrée pour « The Blind side » devant Gabourey Sidibe de « Precious »… à laquelle elle a rendu hommage. « Precious » se voit tout de même attribuer la statuette de la meilleure actrice pour un second rôle à Mo’Nique mais aussi le prix de la meilleure adaptation.
Autre grand gagnant de la soirée, « Là-haut », meilleur film d’animation et meilleure musique : il avait fait l’ouverture du dernier Festival de Cannes. Pour rester sur la Croisette, Christoph Waltz est sacré dans la catégorie meilleur second rôle masculin pour « Inglorious basterds », lui qui avait été élu meilleur acteur au Festival 2009. L’Oscar du meilleur film étranger est revenu à « Dans les yeux » de l’argentin, Juan José Campanella. Enfin, le camp français sauve l’honneur grâce à Luc Besson, producteur du documentaire oscarisé, « The Cove : la baie de la honte » et à un trio de réalisateurs d’animation, François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain, qui avec « Logorama », remportent l’Oscar du meilleur court-métrage.
Pascal Gaymard





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