Après avoir fait la part belle aux grands maîtres du cinéma italien tels Ettore Scola, Marcello Mastroianni, Gianni Amelio, Marco Bellocchio ou encore Nanni Moretti, le festival se tourne aujourd’hui vers la jeune génération tout en rendant toujours un hommage au passé.
Hommage à Nino Rota
C’est Nino Rota, qui illustrera l’âge d’or du cinéma italien, lui qui a signé la musique de plus de 170 films dont les inoubliables, « La Dolce Vita », « Le Parrain », « Roméo et Juliette », « Le Guepard »…
Une suite orchestrale inédite sera donnée par Nicola Scardicchio, le vendredi 19 mars à 20 h. Elle sera suivie d’un cocktail offert par la Chambre de commerce italienne de Nice. Ces 25e journées seront marquées aussi par des rencontres et autant d’avant-premières. Tout d’abord, Marco Turco, assistant réalisateur de Gianni Amelio, fera l’ouverture du festival, le mercredi 10 mars à 21 h, avec son dernier film, « L’étrangère », qui a été le coup de cœur du festival de Turin 2009. La « Elena » du « Cinéma Paradiso » de Giuseppe Tornatore, Agnese Nano, sera présente le mardi 16 mars à 21 h à l’occasion de la projection d’« Aria » de Valerio d’Annunzio (2007), inédit en France et présenté au festival d’Annecy 2009.
Trois rencontres
Enfin, le réalisateur, Ivano de Matteo, auréolé d’un Grand Prix du Festival d’Annecy 2009 avec son film, « Les gens bien », répondra aux questions du public, le vendredi 12 mars à 21 h. Les autres films en avant-première, « Giulia ne sort pas le soir » de Giuseppe Piccioni permettra d’admirer la très belle Valeria Golino, alors que « Génération 1 000 € » de Massimo Venier reviendra au mode comédie à l’italienne.
Avec « Beket », c’est le meilleur réalisateur du Festival de Locarno 2008, Davide Manuli, que l’Espace Magnan honorera avec Pupi Avati, « La seconde nuit de noces » (2005) pour une séance en partenariat avec le consulat général d’Italie.
Une exposition et des dégustations
La thématique de la paternité à travers la fiction sera traduite en images avec un long métrage documentaire, « Comme mon père » de Stefano Mordini, et un film court de Michele Bia, « Méridionaux sans filtre », Donatello 2007 du meilleur court métrage. Le restant de la programmation revient sur l’âge d’or via trois films, « Riz Amer » (1947) de Giuseppe de Santis pour le néoréalisme avec les immenses, Silvana Mangano et Vittorio Gassman, « Les Monstres » (1963) de Dino Risi pour l’aspect comédie italienne et « Rêves d’or » (1981) de Nanni Moretti pour l’ère du renouveau. Les journées italiennes de l’Espace Magnan, c’est aussi une exposition photo sur les « Voyages italiens » et des dégustations culinaires avec l’association « Kaléïdoscope » lors de soirées rencontres, les 10, 12, et 16 mars, à partir de 19h30.
P. G.
Espace Magnan – 31, rue Louis de Coppet – 06000 Nice. Renseignements : 04 93 86 28 75.





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