
Ils étaient une centaine à s’élancer à Cannes sur les routes du rallye de l’emploi organisé par le PLIE cannois (plan local d’insertion et l’emploi) le 2 février. Un copier-coller des « Marathon de l’emploi » organisés par la même structure chaque année à l’automne : « Nous sommes ici en phase de début de saison, explique Alexandre Appolonia, directeur du PlIE, en octobre, le type d’offres est différent. C’est pourquoi il nous a paru intéressant d’intégrer la quinzaine de l’emploi ». Par groupe de quatre, les participants dûment badgés « Volontaires de l’emploi » ont essaimé sur quatre zones géographiques à l’assaut des entreprises, dans le but de récolter des promesses d’embauches. La moisson de cette seconde édition a été bonne, 240 promesses contre 144 en 2009 (dont 114 confirmées à l’époque). Les promesses les plus urgentes ont été affichées immédiatement. Le reste sera requalifié puis consultable dans les locaux du Plie cannois, le 9 février.
Pousser au dialogue entre salariés et entreprises
« Contrairement à ce que pourraient dire des détracteurs, souligne Alexandre Appolonia, les demandeurs d’emploi ne font pas le boulot à notre place, on les aide à entrer en contact avec le monde de l’entreprise. Les entreprises, elles, ont l’occasion de rencontrer des personnes motivées ». Car l’image du chômeur « feignant qui ne veut pas travailler parce qu’il est assisté » est encore présente dans le monde des PME et très petites PME. « Deux des participantes ont été en effet confrontées à ce type de reproches, explique Ilham Benhalla, chargée de l’encadrement, mais elles ont tenu bon et ont parlé plus d’une heure avec l’employeur sur ses idées reçues quant à la motivation des chômeurs. Avec peut-être une embauche à la clé. »
Les chômeurs ne sont pas au bout de leur peine. L’année 2009 a été difficile dans le département des Alpes-Maritimes. Les chiffres du chômage ont atteint une hausse de 3 % dans les deux premiers semestres pour diminuer légèrement au dernier semestre repassant sous la barre fatidique des 2 % (source : direction départementale de l’emploi décembre 2009). Sur la ville de Cannes, on recense 5 000 chômeurs de catégorie A (sans aucun emploi même à temps partiel). Seul le recours au chômage partiel a réussi à limiter la casse : 500 entreprises ont été autorisées à mettre leurs salariés au chômage partiel (3 000 salariés concernés). En tout, 5 000 salariés ont perdu leur emploi pour motif économique. Plus qu’un rallye, un marathon pour les chômeurs.
C.A





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