
Apprendre à préparer une crème, un sirop, à baigner un nouveau né ou à préparer des activités manuelles pour les enfants. Autant d’ateliers que l’Institut de formation Pharmacie Santé offre à ses 391 apprentis. Ce CFA, aujourd’hui géré par la chambre de commerce et d’industrie de Nice (CCI), propose trois diplômes différents et deux autres sont en cours d’ouverture : le BP préparateur en pharmacie (formation en 2 ou 3 ans), le BEP carrières sanitaires et sociales (en 2 ans) et le BAC Pro Commerce (en 3 ans). À la rentrée 2010, le CQP dermo cosmétique sera ajouté à la liste. Tous les élèves sont apprentis, en alternance, ou stagiaires, sous contrat de professionnalisation, et chacun d’entre eux passe 12 heures par semaine en cours.
Le reste du temps, ils sont employés dans une entreprise pharmaceutique, une école ou une clinique. Existant depuis 1948, l’Institut bénéficie de taux de réussite élevés : en 2009, 68 % des apprentis ont obtenu leur BP préparateur en pharmacie, 80 % leur BEP carrières sanitaires et sociales et tous ont obtenu leur BAC pro commerce. Il faut ajouter à ces chiffres élevés, un avenir professionnel assuré par un secteur très demandeur puisque 100 % des diplômés réussissent leur insertion dans la vie professionnelle.
La région favorise l’apprentissage
En accord avec la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la gestion de l’institut a été confiée à la CCI de Nice. Le 26 janvier, accompagné de Dominique Esteve, président de la CCI, le président de la région PACA, Michel Vauzelle, s’est félicité de la reprise de l’établissement. « Cet institut, qui forme nos jeunes dans les secteurs de la pharmacie et de la santé est essentiel aux besoins de la population de notre région », a-t-il confié.
La région a d’ailleurs participé au renouvellement de du parc informatique et à l’acquisition d’un nouveau matériel pédagogique. Elle aide également les élèves en leur proposant une aide aux transports, au premier équipement (livres, fournitures…) et au logement. Il faut savoir que 50 % du budget de la région est réservé à la jeunesse et que l’objectif est de revaloriser les formations professionnelles.
Avec cet institut qui tombe dans l’escarcelle de la CCI, la chambre consulaire renforce encore sa politique d’enseignement. En effet, c’est l’une de ses priorités que de former les apprentis aux réalités et aux besoins des entreprises avec, jusque-là, pas moins de 1 100 élèves en formation par alternance dans ses différents sites.
Marie Protet





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