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Questions de justice

Dénouement

Réouverture de l’exposition de l’artiste Zineb Sedira


vendredi 16 juillet 2010

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Après trois mois de fermeture sur décision du maire, le musée national Picasso - La Guerre et la Paix de Vallauris-Golfe-Juan, a rouvert ses portes tout récemment.

La vidéo de la discorde, « Histoires re-racontées, et ma mère m’a dit », réalisée en 2003, a déjà été exposée plusieurs fois en France, sans que cela ne pose de difficultés et a été acquise par la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Au musée national Picasso - La Guerre et la Paix de Vallauris-Golfe-Juan, elle aura semé la zizanie. Mais une bonne nouvelle a été annoncée par Maurice Fréchuret, directeur des Musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes. Il s’agit de « la réouverture de l‘exposition et du musée ». Et il se dit « très content » en déclarant à l’AFP : « C’était une situation inacceptable, les choses sont réglées ».

Il a également précisé que l’État s’est substitué à la mairie pour fournir le personnel nécessaire au déroulement de l’exposition. Car depuis plusieurs années, c’était la mairie, propriétaire du château de Vallauris où se situe le musée, qui en assurait l’ouverture et le gardiennage, en échange de la perception des droits d’entrée.

Une liberté d’expression sélective ?

L’exposition en question, fermée depuis le 21 avril, a fait couler beaucoup d’encre suite à des plaintes et des menaces reçues par le maire de Vallauris-Golfe-Juan, Alain Gumiel, concernant une vidéo. Cette dernière évoque les souvenirs de la guerre d’Algérie de la mère de l’artiste. Certains anciens combattants et harkis ont reproché à Zineb Sedira d’avoir traduit le mot harki par « collaborateur », dans le sous-titrage des propos de sa mère. Le maire de Vallauris, disant craindre des « troubles sérieux à l’ordre public » dans une commune accueillant de nombreux harkis, a retiré son personnel et formalisé sa décision en prenant le 11 mai dernier un arrêté de fermeture. Celui-ci, avait été attaqué en référé par l’État, le ministère de la Culture déplorant « une atteinte à la liberté d’expression ».

Le tribunal administratif de Nice a alors suspendu le 31 mai dernier l’arrêté du maire. Mais cela n’a pas suffi à convaincre M. Gumiel de remettre son personnel à disposition du musée. C’est donc l’État qui veillera au bon déroulement de cette exposition.



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