
Petit rappel des faits, le 6 mars, la Fnac de Nice avait organisé un concours photo amateur « les marathons photo » avec pour thème le « politiquement incorrect ». Le cliché primé par le jury montre un homme s’essuyant les fesses avec le drapeau français.
Les réactions ne se sont pas fait attendre puisque la fameuse photographie avait attiré les foudres d’élus UMP et du gouvernement. L’enseigne de distribution Fnac (groupe PPR) a donc engagé deux procédures de licenciement à l’encontre de deux salariés à qui elle reproche d’avoir « mêlé son nom » à cette photographie.
Deux licenciements pour tourner la page
Une procédure de licenciement pour faute grave avait été engagée dans un premier temps contre la directrice de la communication de la FNAC de Nice. « On lui reproche d’avoir mêlé le nom de l’entreprise à cette photo, mais elle n’était pas seule à décider et avait informé le siège », a expliqué à l’AFP Hervé Gomis, délégué syndical central CFDT.
Dans un second temps, les syndicats ayant fait valoir que le siège était informé, un cadre de l’action culturelle a fait l’objet d’une procédure identique, a précisé le syndicaliste. Ce salarié est « totalement étranger à cette affaire » mais « il a eu le malheur de répondre au mauvais moment à un mail », selon la CGT. La Fnac, interrogée par l’AFP, a indiqué qu’elle ne souhaitait faire « aucun commentaire », alors que les procédures sont en cours avec les salariés.





Questions de justice

