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Questions de justice

Violence conjugale

3 mois avec sursis pour un père de famille


vendredi 5 mars 2010

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Mohamed H. et sa compagne Hanane D. se battent régulièrement, mais ont du mal à se quitter.

Le couple s’aime et se pacse en 2006, mais leur relation prend un tournant lorsque Mohamed H. obtient la garde de son fils adolescent né d’une précédente union. L’année suivante, Hanane D. donne naissance à un garçon, mais la situation ne s’arrange pas, le couple se déchire, s’insulte et se frappe. Après avoir fugué, la jeune femme est retrouvée par les gendarmes en 2007, le couple décide alors de dénoncer leur pacs en 2008… mais il se repacse l’année suivante !

Les coups pleuvent

Les derniers faits remontent au 17 janvier dernier, lorsque Hanane D. porte plainte pour coups et blessures, mais elle la retirera quelques jours plus tard. Et c’est toute l’affaire qui est renvoyée ultérieurement. « C’est une plainte posée sur un coup de tête, c’est vrai, je l’ai provoqué », raconte-t-elle lorsque la présidente, Pascale Martin, lui demande des explications. « Il venait de se réveiller alors que je faisais le déjeuner pour les enfants. On s’est disputé, puis je lui ai balancé en pleine figure le pot de mayonnaise posé sur la table, lui, m’avait donné un coup de tête », poursuit-elle. Le procureur, Jean-Yves Lourguilloux, dénonce dans cette affaire des violences volontaires.

Je t’aime… moi non plus

La cause du problème serait la situation irrégulière de la jeune femme installée en France depuis 1996. De son côté, le casier judiciaire de Mohamed H. affiche déjà deux condamnations pour les mêmes faits.

Le procureur lui demande : « Comment envisagez-vous l’avenir dorénavant ? ». L’accusé répond : « Je viens de trouver un appartement, j’attends désormais le délibéré en mars prochain concernant la garde de mon deuxième enfant pour vivre en paix ».

« On a des couples qui multiplient les incidents, ce n’est bon ni pour eux, ni pour leurs enfants et la séparation semble être une bonne nouvelle », explique Pascale Martin qui condamne Mohamed H. à 3 mois de prison avec sursis, une peine assortie d’une mise à l’épreuve de 12 mois. Il lui est interdit de se rendre au domicile de la victime.

Nassera Sfendla



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