
Après avoir racheté progressivement, à l’amiable, les appartements de ces immeubles insalubres, nous avons aménagé en rez-de-chaussée, une Maison des Quartiers et réalisé en étage six logements sociaux (1) livrés en décembre dernier à leurs locataires. Un gros travail a consisté à recréer au cœur de l’îlot le puits de lumière (bouché au fil des siècles) qui apporte de la luminosité et une ventilation naturelle aux appartements. »
Au cœur du Vieux Vallauris, le maire, Alain Gumiel, et le directeur des travaux de la Semival, société d’économie mixte de la ville, commentent la réhabilitation de l’îlot insalubre 18, lors d’une présentation à la presse mi février.
Une réhabilitation exemplaire de l’opération de rénovation urbaine entreprise dès 2004 pour assainir, réhabiliter, et redynamiser économiquement le cœur de la cité.
Signée en septembre 2004, pour une durée de 5 ans, par les partenaires de l’opération (2), la convention d’OPAH-RU (opération programmée d’amélioration de l’habitat – rénovation urbaine) du centre ancien de Vallauris est prolongée pour 2010-2014. Dans son périmètre, cinq îlots insalubres faisaient l’objet d’une opération de résorption de l’habitat indigne (RHI). Deux nouveaux îlots de RHI ont été ajoutés en octobre dernier.
Reconduction jusqu’en 2014
De septembre 2004 à septembre 2009, 645 foyers vallauriens ont ainsi vu leur cadre de vie s’améliorer avec l’aide de subventions issues de l’Opah-RU.
Cette opération bénéficie à toute la population grâce à la réhabilitation des espaces publics : le pavage des rues refait à l’ancienne en accord avec l’architecte des bâtiments de France, les lignes électriques aériennes supprimées, etc.
Pour relancer l’activité commerciale, la Sémival assure, au travers de la Convention publique d’aménagement, le portage foncier des locaux commerciaux laissés en désuétude et facilite l’installation de commerces dynamiques en rez-de-chaussée d’immeubles comme le Café Marianne (ex Llorca), le Café du Coin, et le commerce Casa Corsica.
Par ailleurs, des animations sont proposées par l’animatrice FISAC. Toutes ces opérations se poursuivront donc jusqu’en 2014.
Marie Sabathier
(1) Les 6 appartements ont été attribués à une femme et ses deux enfants jusqu’alors en logement d’urgence, une autre qui vivait en caravane, une autre, « sdf » depuis des années, dont le logement relève du droit opposable au logement.
(2) Ville, Etat, Anah (Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat), Département, Caisse des Dépôts et Consignations, Communauté d’agglomération de Sophia-Antipolis.





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