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Communes à la Une

Beausoleil

Gérard Spinelli de retour en mairie


vendredi 5 mars 2010

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Pas d’éclat de voix ou d’altercations exceptionnelle entre l’opposition et la majorité de Gérard Spinelli pour son premier conseil municipal après ses 80 jours d’incarcération provisoire qu’il a dénoncé dans notre édition précédente.

Au contraire, la salle est silencieuse, surtout pendant la longue lecture, par Alain Ducruet, adjoint, du document que le maire a rédigé et fait imprimer à ses frais aux fins de distribution à tous les Beausoleillois et élus du département.

Gérard Spinelli a de l’assurance, et si ses traits sont tirés, il a le regard droit et dissimule les stigmates de sa détention. Chacun de ses mots laisse l’assistance assez interrogative.

Et les premières réflexions sont chuchotées par ceux qui ont fait le déplacement pour se donner une idée plus précise de ce qu’on a appelé peut-être un peu trop vite l’affaire « opération mains propres ». Dans un coin, assise sur un banc, une dame âgée souffle à sa voisine : « Si ça se trouve, c’est le bouc émissaire ce Spinelli, avec cette histoire de référendum ».

Le maire se défend

À en croire la dizaine de pages lue au public, Gérard Spinelli n’accepte pas les accusations à son encontre. Il se défend et donne des arguments difficiles à contester. Comment le maire de Beausoleil peut-il influencer la décision d’un permis de construire, voire le favoriser, alors que le projet est prévu dans un état étranger, de surcroît la Principauté de Monaco ?

En ce qui concerne sa garde à vue, Gérard Spinelli dénonce une kyrielle d’abus à son égard. Enfin, pour conclure, il reconnaîtra le courage du juge d’instruction qui a pris seul la décision de le libérer sous caution malgré l’opposition du procureur de la République de Marseille qui voulait qu’il soit maintenu en détention. Il conclura en revendiquant haut et fort son honnêteté et son intégrité.

Gérard Destefanis, premier adjoint a quant à lui écarté toute idée possible de démission du maire. En brandissant un arrêt de la cour d’appel d’Aix-en-Provence : « Je vous rappelle que lorsque Jean Claude Guibal, député maire de Menton et son épouse Colette Guidicelli à l’époque adjointe au maire ont été mis en examen du chef de corruption, ni l’un ni l’autre n’ont démissionné, et ce du 6 août 1991, date de la mise en examen au 24 juin 1998 date à laquelle l’action publique a été éteinte par la prescription. ».

Aujourd’hui, administrés et élus de Beausoleil, n’attendent qu’une seule chose : l’issue judiciaire de l’affaire qui amènera, enfin, vérité et sérénité dans la ville.

Kevin Adonios Picard



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