À chaque fois, le scénario est le même : tous les protagonistes sont vilipendés, présumés coupables, insultés, accusés. Puis les sentences tombent : pas de poursuites, relaxes, acquittements ! Mais quid du traumatisme à vie pour ces gens ?
Et n’allons pas jusqu’à penser à des affaires aussi terribles et spectaculaires comme celles d’Outreau, Baudis, etc. pour réfléchir. Il n’y a rien de plus facile que la calomnie. N’est- ce pas la seule arme des lâches que de diffuser de fausses informations ? Ne soyons pas complaisants avec la haine et les mensonges. Demain, ils peuvent gravement toucher l’un des nôtres, et qui que nous soyons, nous pouvons en souffrir un jour et ne pas nous en remettre.
La méthode de ces grands techniciens varie d’un spécimen à l’autre. La méthode la plus utilisée : 10 % de vérité pour 90 % d’affabulations. C’est à ce moment-là que chacun d’entre nous se pose légitimement des questions. Pourquoi ? Comment contrer ces types d’attaques sordides ? Très peu d’entre nous peuvent imaginer ce que subissent pendant des mois ces pauvres gens avant d’entendre qu’ils ne sont pas coupables.
Mais comment pouvons nous en arriver là, avec autant de liberté de lynchage médiatique ? N’est-il pas le moment de se réinterroger sur cette ‘’fameuse’’ présomption d’innocence et en même temps sur ce ‘’mystérieux’’ secret de l’instruction trop souvent bafoué à l’insu des juges, par tous ceux qui ont accès au dossier ?
Pour s’en persuader, il suffit de compter tous les jours le nombre de gens livrés en pâture par une poignée de « spécialistes » à la solde des grands intérêts de certaines crapules qui se reconnaîtront, et que les gens qu’ils ont tenté de manipuler reconnaîtront sûrement. Qu’ils continuent désespérément à salir et à traîner dans la boue ceux qui les gênent.
Pour eux, la vie fera le reste…
Stéphane Cherki, directeur de la publication





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