Si Lilian Thuram a raison, certains joueurs qui ont fomenté la grève de l’entraînement, doivent être bannis de l’équipe de France. On pense à Evra, le capitaine honteux, à Ribéry le caïd de pacotille, à Anelka l’insulteur facile, à Abidal meneur de l’ombre… Oui, Laurent Blanc contre la Norvège le 11 août, doit faire table rase du passé. Il doit s’appuyer sur une nouvelle générations en conservant quelques-uns qui seront les véritables cadres de l’équipe de France de demain comme Hugo Lloris, Jérémy Toulalan, Abou Diaby, Lassana et Alou Diarra, Yoann Gourcuff…mais aussi Loïc Rémy, Jimmy Briand, Adil Rami, Samir Nasri, Karim Benzema…
La France a encore de bons joueurs et peut avoir une équipe fière de porter le maillot bleu-blanc-rouge, fière de jouer ensemble, fière de participer à de grandes compétitions internationales comme la Coupe du Monde ou demain, le Championnat d’Europe des Nations.
Pour le pays, le chantier est identique. Il faut construire une nouvelle équipe gouvernementale sans pour autant se priver de tout le monde. La France « qui souffre » a besoin d’un nouveau souffle, d’un électrochoc pour en finir avec ces soupçons de connivence entre le monde politique et les puissances de l’argent. Il faut donc des mesures fortes en n’ayant pas peur de revenir sur des promesses de campagne qui avaient été faites, juste avant la crise…
Le bouclier fiscal avec une réforme simplifiant les tranches sur l’impôt sur le revenu, la TVA à 5,5 % pour la restauration sans contrepartie en matière de prix et/ou d’emplois, le mandat unique, une équipe ministérielle resserrée avec 15 ministres maxi, une vraie loi sur toutes les formes de rétributions qui doivent être soumises à l’impôt (bonus, stock options, parachutes dorés, commissions diverses, taxation des banques, suppression du sénat…). Pour un retour de la confiance, il faut restaurer le sentiment de justice et de justesse.
Chacun doit prendre ses responsabilités, revenir sur le plancher des vaches où vivent les électeurs des hommes politiques qui oublient parfois toute contingence quotidienne, toute raison la plus élémentaire. Le chantier est énorme mais l’élection n’est qu’en 2012, au gouvernement et au président de la République d’incarner le changement promis lors de la campagne. On a envie de croire et de dire : « Yes, we can »…
Raymond Aquila





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